Naltrexone à faible dose

La naltrexone a été approuvée par la FDA en 1984 dans le but d’aider les consommateurs d’héroïne et d’opium en éliminant chez eux l’effet de ces drogues. En effet, en bloquant les récepteurs opioïdes, la naltrexone coupe également la réception des hormones opioïdes produites par notre cerveau et nos glandes surrénales : la bêta-endorphine et la metenképhaline. De nombreux tissus du corps ont des récepteurs pour ces endorphines et enképhalines, y compris pratiquement toutes les cellules du système immunitaire.

En 1985, Bernard Bihari a découvert les effets d’une dose beaucoup plus faible de naltrexone sur le système immunitaire. Il a constaté que cette faible dose, prise au coucher, améliorait la réponse d’un patient à l’infection à VIH, le virus qui cause le SIDA.

Au milieu des années 1990, le Dr Bihari a constaté que ses patients atteints d’un cancer (lymphatique ou pancréatique, par exemple) pouvaient bénéficier, parfois de façon spectaculaire, de la naltrexone à faible dose (NFD). En outre, les personnes ayant une maladie auto-immune montrent souvent une maîtrise rapide de l’activité de la maladie lorsqu’elles prennent de la NFD.

Jusqu’à présent, le contrôle du système immunitaire ne s’est pas posé dans les programmes des écoles de médecine et la question ne fait pas partie de la formation des médecins praticiens. Au cours des deux dernières décennies, nombre de recherches ont souligné à plusieurs reprises l’importance de notre propre sécrétion d’endorphine (nos opioïdes internes) dans l’orchestration bénéfique du système immunitaire, un fait de plus en plus reconnu.

Voici une citation publiée dans l’édition du 13 novembre 2003 du New England Journal of Medicine : « Modulation immunitaire causée par les opioïdes : [traduction] Selon la majorité des données précliniques, les opioïdes modifient le développement, la différenciation et la fonction des cellules immunitaires et touchent les systèmes innés et adaptatifs. Les cellules progénitrices de la moelle osseuse, les macrophages, les cellules tueuses naturelles, les thymocytes immatures, les cellules T et les cellules B sont tous concernés. L’identification relativement récente des récepteurs liés aux opioïdes sur les cellules immunitaires rend encore plus probable le fait que les opioïdes ont des effets directs sur le système immunitaire ».

En général, chez les personnes atteintes de maladies déclenchées partiellement ou en grande partie par une déficience d’endorphines ou dont le développement est accéléré par une déficience en endorphines, l’importante action thérapeutique de la naltrexone à faible dose est la restauration de la production normale d’endorphines corporelles.

La Dre Jaquelyn McCandless a trouvé un effet très positif de la NFD chez les enfants atteints d’autisme, en dose réduite de façon appropriée et appliquée en crème transdermique.

Références

  • Roy S, Loh HH. Effects of opioids on the immune system. Neurochem Res 1996;21:1375-1386
  • Risdahl JM, Khanna KV, Peterson PK, Molitor TW. Opiates and infection. J Neuroimmunol 1998;83:4-18
  • Makman MH. Morphine receptors in immunocytes and neurons. Adv Neuroimmunol 1994;4:69-82

 

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