Musicothérapie

music-in-actionLa musicothérapie s’avère un outil utile dans le traitement des enfants atteints d’autisme, et ce, en raison de sa nature non verbale et réconfortante. On conçoit les activités musicales complémentaires de façon à servir les objectifs associés à l’enfant, que l’on a fixés préalablement d’après les observations d’un thérapeute, d’un parent, d’un enseignant ou d’un autre professionnel.

Un musicothérapeute peut avoir remarqué, par exemple, qu’un enfant a besoin d’entretenir des interactions sociales avec les personnes qui l’entourent. Les jeux musicaux comme ceux qui consistent à se renvoyer une balle tout en écoutant de la musique ou à s’amuser avec des baguettes et des cymbales en compagnie d’une autre personne peuvent encourager ces interactions. Il est possible de favoriser le contact visuel par l’entremise de jeux de claquement des mains à caractère imitatif ou d’activités autour d’un instrument de musique dont on se sert comme prétexte pour échanger des regards. On peut avoir recours à la musique préférée d’un enfant pour encourager un large éventail de comportements sociaux coopératifs, comme le fait de s’asseoir sur une chaise ou dans un cercle parmi d’autres enfants.

La musicothérapie se révèle particulièrement efficace pour stimuler le développement du langage ou pour corriger des déficiences à cet égard. Le déficit majeur en matière de communication que l’on observe chez les enfants atteints d’autisme se manifeste notamment par une expression orale impersonnelle ou carrément inexistante. Les enfants atteints d’autisme peuvent faire preuve d’un mutisme absolu ou produire des grognements, des pleurs, des cris stridents, des sons gutturaux et des fredonnements. Ils émettent parfois des sons empreints d’une certaine musicalité, et ils peuvent combiner des voyelles et des consonnes pour produire un babillage complexe entrecoupé de mots difficilement identifiables ou de sons s’apparentant à un jargon étranger. Une expression d’autisme de plus haut niveau peut se manifester par une écholalie, une écholalie différée ou une inversion des pronoms. Certains enfants atteints d’autisme arrivent à formuler des phrases correctes, courtes ou longues, de façon inexpressive et monotone. Compte tenu de la tendance à inscrire les enfants atteints d’autisme aux cours de musique des écoles publiques, il est possible qu’un professeur de musique puisse éprouver une certaine satisfaction à intégrer un enfant atteint d’autisme aux activités musicales et à soutenir ce dernier dans son apprentissage de la langue.

On a démontré maintes fois que les enfants atteints d’autisme étaient sensibles à la musique. Certains d’entre eux possèdent l’oreille absolue, alors que d’autres peuvent jouer d’un instrument avec une musicalité exceptionnelle. Les musicothérapeutes travaillent depuis longtemps auprès d’enfants ayants des troubles du spectre de l’autisme en raison de cette réceptivité, laquelle peut aussi servir des objectifs qui ne sont pas liés à la musique.

Certains de ces enfants chantent à défaut de pouvoir s’exprimer par la parole, et c’est pourquoi les musicothérapeutes et les éducateurs en musique arrivent à stimuler de façon systématique leur capacité d’expression, et ce, par l’entremise d’activités musicales et vocales. Dans le cadre d’un cours de musique, on peut avoir recours à des chansons dont les mots sont très simples, à des phrases répétitives et même à des syllabes répétitives dépourvues de sens pour aider un enfant dans son apprentissage de la langue. Par ailleurs, le fait de présenter des chansons et des phrases, dont les mots sont porteurs de sens, avec l’aide de supports visuels et tactiles peut faciliter ce processus de manière considérable.

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