Neurofeedback

Le « neurofeedback » est une intervention qui a toujours servi à traiter le TDAH. Les scientifiques savent depuis de nombreuses années que le cerveau émet des ondes cérébrales différentes qui indiquent son activité électrique et que les différents types d’ondes cérébrales sont émises selon que la personne est concentrée et attentive, ou qu’elle est dans un état de somnolence ou de rêverie.

Le neurofeedback permet à une personne de voir ces ondes cérébrales sur un écran d’ordinateur en temps réel. En enseignant à une personne à produire les ondes cérébrales qui sont associées à la détente, à l’alerte et à la concentration, et en la faisant s’exercer à cette compétence pendant de nombreuses heures, les praticiens du neurofeedback soutiennent que leurs patients ayant un TDAH peuvent apprendre à maintenir cet état et que de nombreux symptômes du TDAH vont diminuer. Cependant, nombre de scientifiques estiment que ces affirmations n’ont pas fait l’objet de suffisamment d’études.

Lors d’une séance clinique normale de formation en neurofeedback donnée à un enfant ayant un TDAH, on colle des électrodes (capteurs de l’activité électrique du cerveau) sur sa tête avec un gel conducteur. Les fils de ces électrodes sont reliés à un appareil qui amplifie le faible signal obtenu des électrodes. L’enfant est assis dans un fauteuil confortable et regarde un écran d’ordinateur.

Le moniteur affiche une image, comme un graphique mobile, qui indique dans quelle mesure l’enfant produit le motif d’activité cérébrale désiré. L’objectif de cet exercice est que l’enfant apprenne à produire le type d’activité cérébrale associée à la concentration et à l’attention.

Au cours de nombreuses sessions de formation, l’enfant peut atteindre plus facilement cet état et le maintenir plus longtemps. Les partisans du neurofeedback décrivent souvent cette formation comme un programme d’exercice pour le cerveau, et la formation se poursuit jusqu’à ce que le patient puisse atteindre et maintenir de façon constante un modèle d’activité cérébrale (EEG) qui indique un état de détente et d’attention. Cela nécessite généralement de 40 à 60 séances.

Les défenseurs du neurofeedback croient qu’à la fin du traitement, l’augmentation de l’attention et la réduction de l’impulsivité, qui sont évidentes lors de la formation, se transféreront à des domaines importants de la vie de l’enfant (par exemple à la maison et à l’école); plusieurs études ont été publiées en ce sens. Cependant, les critiques de neurofeedback estiment qu’il n’existe aucune preuve crédible qui indique qu’un tel transfert se produira effectivement.

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